Actions de la PRFPH

La Politique Régionale de Formation des Personnes Handicapées (PRFPH) s’inscrit dans le cadre de la loi handicap du 11 février 2005 qui pose les principes d’accessibilité des personnes en situation de handicap à la vie en société et dans celui de la loi formation du 5 mars 2014, qui réaffirme le rôle des Régions dans l’accès des personnes en situation de handicap à la formation professionnelle.

Dans la continuité des partenariats et des actions engagées depuis 2006, la Région Bretagne et l’Agefiph soutiennent le développement de la Politique Régionale de Formation des Personnes Handicapées afin de :

  • Accompagner les organismes de formation et CFA dans une démarche de progrès pour l’accueil du public en situation de handicap,
  • Animer le réseau des adhérents à la démarche, en y associant l’ensemble des acteurs concernés (membres du SPRO, organismes de formation et CFA),
  • Professionnaliser ces mêmes acteurs sur certaines thématiques en lien avec l’intégration et l’accompagnement des personnes handicapées en formation.

88 sites de formation sont aujourd’hui signataires de la charte de progrès régionale.

S’agissant de la professionnalisation, l’animation de la PRFPH propose un plan de formation qui s’articule autour de sept modules.

  • Un module de base sur l’approche globale du handicap,
  • Trois modules thématiques – relations avec les employeurs, accessibilité des formations et adaptations pédagogiques,
  • Trois modules sur des handicaps spécifiques : troubles psychiques, « dys », et du spectre autistique.

Sur la planification septembre 2017 – mars 2018, ce sont 20 sessions qui ont été programmées sur l’ensemble de la Région (Brest, Rennes, Saint Brieuc et Lorient). Près de 220 professionnels se sont d’ores et déjà inscrits sur ce programme, et de nouvelles sessions seront programmées sur l’année 2018.

En savoir plus : www.seformerenbretagne.fr (onglet PRFPH)

Contact : Katell Salazar, Animation de la PRFPH Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Emploi accompagné

L’emploi accompagné est un dispositif d’appui pour les personnes en situation de handicap destiné à leur permettre d’obtenir rapidement et de conserver un emploi en milieu ordinaire de travail. Sa mise en œuvre comprend un accompagnement intensif à l’insertion professionnelle et un soutien médico-social à destination du salarié ainsi qu’un appui à l’intention de l’employeur, qu’il soit public ou privé. L’accompagnement de la personne et de l’employeur n’a pas de limite dans le temps.

Le principe de l’emploi accompagné repose sur la présence d’un interlocuteur unique, le « référent emploi accompagné » qui va assurer le lien avec la personne, son employeur et les autres interlocuteurs qui pourront intervenir pour faciliter la continuité du parcours (prise en compte des questions de santé ou des freins périphériques à l’accès et au maintien dans l’emploi tels que la mobilité ou le logement).

La méthode sur laquelle repose l’emploi accompagné se base sur une mise en emploi rapide de la personne accompagnée en quatre temps :

  • Evaluation de sa situation (phase 1) ;
  • Détermination d’un projet professionnel (phase 2) ;
  • Assistance à la recherche d’un emploi (phase 3) ;
  • Accompagnement intensif et individualisé (phase 4).

En théorie, l’accompagnement de la personne et de l’employeur ne prend fin que lorsque l’une des deux parties demande explicitement à interrompre l’accompagnement.

Comment accéder au dispositif ?

Mobilisé en complément des services, aides et prestations existants, le dispositif d’emploi accompagné est mis en œuvre uniquement par suite d’une décision d’orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), après accord de l’intéressé ou de ses représentants légaux et une évaluation par les professionnels de la MDPH, en lien avec les partenaires de l’emploi concernés.

Un lancement en Bretagne qui reste de nature expérimental

Jusqu’à sa reconnaissance législative récente (le dispositif a été généralisé par la loi du 8 août 2016 (dite loi « Travail ») et le décret du 27 décembre 2016 publié pour son application), quelques dispositifs d’emploi accompagné existaient de manière expérimentale sur certains territoires. Désormais, le dispositif d’emploi accompagné est déployé au niveau national, dans l’ensemble des régions.

En Bretagne, le dispositif d’emploi accompagné sera porté par Ladapt en partenariat avec Emeraude I.D, l’AMISEP, l’ESAT Saint Yves et quelques missions locales. Il devrait permettre d’accompagner dans un premier temps une cinquantaine de parcours.

Le suivi du déploiement

Le déploiement du dispositif sera mené dans le cadre du PRITH et donnera lieu à un suivi au niveau régional à travers la constitution de comités qui rassembleront l’Agence Régionale de Santé (ARS), la délégation régionale de l’Agefiph et le FIPHFP qui co-financent le dispositif, ainsi que la Direccte et les quatre MDPH de Bretagne.
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Action IAE dans le Finistère : organisation d’un forum à Quimper le 25 mai 2018

Comment favoriser l’accès des demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi aux structures de l’Insertion par l’Activité Economique ?

Depuis quelques mois, l’Unité Départementale de la Direccte dans le Finistère s’est penchée sur cette question.

L’axe 2 du plan d’action du PRITH Bretagne porte sur la diversification des trajets d’insertion professionnelle et sur la sécurisation des parcours.

L’Insertion par l’Activité Economique (IAE) permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi en raison de difficultés sociales ou professionnelles, de bénéficier d’un accompagnement renforcé qui doit faciliter leur insertion professionnelle.

Bien que définis comme public prioritaire, les demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi (DEBOE) sont peu représentés dans les structures de l’IAE (8,5% de l’ensemble des effectifs des structures bretonnes).

L’Unité Départementale de la Direccte Bretagne du Finistère souhaite développer l’accès des DEBOE et favoriser les parcours via ces structures. Elle a donc conduit, fin 2017, un diagnostic sur cette thématique.

Une des problématiques soulevées par cette étude est parfois le déficit de connaissance réciproque entre les SIAE et différents partenaires (notamment leurs offres d’aides et de services) intervenant dans le champ du handicap.

A l’initiative de l’Unité Départementale 29 et de la MDPH 29, un groupe de travail départemental IAE – TH s’est mis en place courant janvier, auquel participent, l’Agefiph, l’OPS Cap Emploi/Sameth et le Conseil Départemental du Finistère, les réseaux de l’IAE, Pôle emploi et les missions locales du Finistère.

Une des premières actions retenues est l’organisation d’un forum IAE-TH dont l’objectif principal est de consolider et de développer l’interconnaissance entre SIAE et acteurs de l’emploi-handicap. Celui-ci cible en priorité les directions et les conseillers en insertion professionnelle des structures. Il s’est tenu le 25 mai à la MDPH du Finistère. Des ateliers ont été organisés en matinée afin de mieux identifier le rôle de la MDPH, de l’Agefiph, de l’OPS Cap Emploi/Sameth et de la médecine du travail/MSA. L’après-midi ont été présentés les structures d’insertion, les entreprises adaptées et les ESAT du Finistère ainsi que l’outil MISPE  (Mise en Situation Professionnelle en ESAT). Des acteurs du territoire ont ensuite témoigné de partenariats déjà existants.

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Actions maintien en emploi

Le comité de pilotage du PRITH Bretagne a organisé en mars 2017 une séance de travail articulée autour de 4 ateliers, correspondant aux différents axes du plan d’action du PRITH : formation, sécurisation des parcours, sensibilisation des employeurs et maintien en emploi.

Sur l’axe maintien et prévention de la désinsertion professionnelle, les échanges ont porté sur : l’appropriation de la réforme des services de santé au travail, la formation pendant l’arrêt de travail et l’interconnaissance des acteurs du maintien.

Début janvier 2018, la commission « Maintien » a déterminé plus spécifiquement deux actions prioritaires : la connaissance mutuelle des acteurs et des dispositifs du maintien ainsi que la détection précoce des situations à risque de désinsertion professionnelle.

Deux groupes de travail sont actuellement en cours sur ces deux thématiques.